mercredi 14 avril 2021

Installation de l'air conditionné

 


Une des tâches restée depuis longtemps sur la « to-do list » était le détaillage du toit de l’immeuble de bureau situé à proximité de la gare principale. Le bâtiment est issu d’un kit Kibri dont les dimensions ont été réduites pour tenir dans l’espace à disposition (pour plus de détails, suivre ce lien).


Pour trouver des gaines de ventilations, des unités de climatisation et autres cheminées d’aération, j'ai recherché des modèles pour impression 3D. Il en existe de nombreux et j’en sélectionne un (
Building - Assorted Rooftop, Side and AC Unit Pieces by gametree3d - Thingiverse) qui compte plusieurs éléments qui peuvent être assemblées selon les besoins, comme un LEGO ©. 

Il ne reste plus qu'à sélectionner les éléments appropriés.

Avant de lancer l’impression il faut juste mettre le modèle à l’échelle : par exemple, les gaines de ventilations devraient avoir une section carrée de 4 x 4 mm (à l'échelle H0). Une fois sorties de l’imprimante 3D, les éléments sont peints, assemblés et collés sur le toit.

Il manque encore une grille pour couvrir les ventilateurs....


L’été peut venir, les figurines Preiser pourront continuer à travailler dans des conditions agréables !

dimanche 7 mars 2021

Réalisation d'une herse de commutation

 


Sur les voies électrifiées, c’est une installation que l’on retrouve dans presque toutes les gares.  Les commutateurs permettent, selon les besoins, d’alimenter ou de couper l’alimentation de la caténaire de certaines sections de voies, par exemple lors de travaux. Il existe des modèles pour l’échelle H0 en métal (p.ex. chez Sommerfeldt ou Krois), Toutefois, la caténaire sur le réseau n’étant pas très fine, on modèle « maison » fera l’affaire.  L’idée de réaliser une herse moi-même m’est venue en trouvant un modèle ÖBB prévu pour l’impression 3D (ÖBB Oberleitung Fahrdrahtausschalter by Zorim1 - Thingiverse). 

Certaines parties du modèle 3D sont néanmoins un peu grossières (c’est les limites de l’impression 3D sur une imprimante à usage personnel). Finalement, j’utilise les pylônes d’extrémités en forme de « T », les boîtiers abritant les leviers de commandes ainsi que les poutres horizontales. Les tiges de commandes ainsi que les divers câbles seront réalisés en fil de fer.  Les isolateurs proviennent de la gamme Sommerfeldt. 

A noter qu’il est facile de se passer de l’impression 3D en réalisant les pylônes en profilés carrés de 3x3mm et les poutres horizontales avec une section de 2x2. Seul avantage de l’impression 3D : les pylônes sont imprimés avec les orifices permettant de loger les poutres horizontales. J’en profite pour rallonger un pylône (env.13cm) avant impression afin d’avoir également un support pour les câbles qui surplomberont la caténaire des voies.

Les pièces issues de l'impression 3D


Première étape donc, l’impression des éléments retenus, à savoir deux pylônes d’extrémités, les poutres horizontales et quatre boîtiers pour les commutateurs. Un des boîter est légèrement modifié (aplati) afin de recevoir un levier. Ce sera le commutateur principal (le plus à droite sur mon modèle). Comme d’habitude, il est utile de faire un tour sur internet pour trouver des photos d’installations réelles et de s’en inspirer pour rajouter les quelques détails qui « font vrai ». Une fois les pièces sorties de l’imprimante, elles reçoivent un apprêt couleur gris clair. Le tout est assemblé à la colle pour plastique et les boîtiers collés aux deux poutres inférieures avec un espacement constant.

Les différentes pièces assemblées. La poutre supérieure a déjà reçue
les supports en profilé U qui recevront les isolateurs.


Le support des isolateurs est réalisé à partir d’un profilé en U d’env. 1cm de long, dont la partie centrale est évidée sur 2mm afin de venir chevaucher la poutre supérieure. Chaque support doit être à la verticale d’un des quatre commutateurs. Sur chaque support, deux isolateurs sont collés (utiliser un carton p.ex. pour assurer un espacement constant). Les isolateurs côté « avant » (càd du côté des boitiers) sont reliés au fil d’alimentation qui est tendu entre les deux pylônes. L’isolateur du côté opposé (càd côté voies) est relié aux fils alimentant les sections de caténaires.

Chaque support reçoit 2 isolateurs (Sommerfeldt).
Un carton assure un écartement constant.


Chaque isolateur est surmonté d’une paire de ciseau qui permet de fermer (ou ouvrir) le contact. Cette pièce est réalisée avec du fil de fer de 0.6mm en forme de « > »
 peinte couleur cuivre avant sa mise en place (si votre installation doit paraître un peu plus âgée, remplacer la couleur cuivre par du gris foncé). Lorsque vous collez ces pièces sur chaque paire d’isolateurs, tenez compte de la situation que vous voulez représenter : si le contact est fermé (i.e. la caténaire est alimentée), les deux parties doivent se toucher ; dans le cas contraire, les deux parties du ciseau doivent être séparées.

Les fils de fer en forme de corne pour les ciseaux.
Ils sont piqués sur une vieille éponge pour faciliter 
les travaux de peinture.

Les isolateurs munis de ciseaux. Chacun sera connecté au fil
d'alimentation tendu entre les deux pylônes. Sur cette photo,
on voit déjà les tiges de commande.

L’alimentation de chaque commutateur est assurée par un câble qui court entre les deux pylônes d’extrémités du côté avant. Chacun des isolateurs côté avant est relié à ce câble d’alimentation. Tous ces câbles sont réalisés en fil de fer de 0.6mm. Les fils peuvent être soudés, mais vu qu’ils ne supportent aucun poids (ni courant électrique évidemment), ils peuvent aussi être collés – option que j’ai choisie.


Une vue de dessus. Sur le commutateur de droite
(le commutateur principal) on peut voir le câble 
d'alimentation noire relié à l'isolateur arrière.


La herse a été collée sur un support en carton,
qui sera peint couleur béton plus tard.


En réalité, l’installation est souvent alimentée à partir du feeder de la caténaire qui court le long des voies. Toutefois, en milieu urbain notamment, l’alimentation peut provenir d’un câble souterrain. C’est cette dernière situation que j’ai choisie sur mon modèle avec un fil de fer de 0.8mm peint en noire.  Le diamètre un peu plus important et la couleur doit donner l’impression qu’il s’agit d’un câble électrique entouré de son isolation. Ce fil part du niveau du sol et vient se fixer à l’isolateur (courber le fil sur les derniers 1-2 cm) qui est relié à l’interrupteur principal (sur mon modèle, c’est le commutateur/paire d’isolateurs la plus à droite).

Sur cette photo on voit le "câble d'alimentation"
en fil de fer noir.

Sur cette vue arrière, on aperçoit le tube orange qui
contient (en réalité) une perche de mise-à-terre.


Il reste encore à rajouter les tiges de commandes verticales qui partent de l’arrière de chaque boîtier de commutateur et viennent se fixer à la base des isolateurs. Les tiges sont également tirées d’un fil de fer de 0.6mm (à peindre en gris). Pour faciliter la fixation à l’isolateur, la partie supérieure est mise en forme de « 7 » pour la partie dépassant l’avant dernière poutre.

Vue rapprochée des 3 boîtiers de commutation ainsi que
l'interrupteur principal (à droite). La base a reçu une patine
à la terre à décor avant sa mise en place sur le réseau.

Dernier détail (découvert sur les photos trouvées sur internet), un tube orange qui abrite une perche de mise-à-terre et qui est situé à l’arrière de la herse. Ce tube est tiré d’un fil de fer de 1mm peint en orange et fixé sous la poutre inférieure. Voilà, il ne reste plus qu’à mettre en place votre herse de commutation le long des voies de votre gare et à relier chaque commutateur à une section de caténaire !

Les 3 connecteurs reliés à la caténaire (à gauche) ainsi que l'alimentation
principale "souterraine" (à droite)

mardi 9 février 2021

Signaux pour chasse-neige


 Le réseau étant situé dans un milieu plutôt montagnard, il est évidemment équipé de signaux pour le déneigement selon les normes des chemins de fer autrichien. Ces signaux destinés à l’opérateur du chasse-neige sont aisément reconnaissables car ils sont fixés sur des poteaux noir munis de bandes horizontales jaune. Les signaux implantés sur le réseau ont été réalisé à partir de fil de fer de 1.5mm de diamètre peint en noire et jaune.  Le signal, soit une croix, soit un trait horizontal, a été imprimé et collé. L’inconvénient de cette méthode de fabrication est la fragilité de la partie imprimée qui se décolle facilement en cas « d’accident » (p.ex. un wagon qui déraille juste à côté ou une main indélicate).

La forme de ces signaux étant relativement simple, pourquoi ne pas les imprimer en 3D ? Aussitôt dit, aussitôt fait ! La forme a été dessinée dans le logiciel Tinkercad en reprenant les dimensions des signaux déjà implantés sur le réseau.  La partie supérieure étant « fusionnée » avec le poteau (voir photo de la forme 3D), cela garanti une plus grande solidité. 


Pour l’impression, je choisi un fil noir pour minimiser les travaux de peinture.
  Une fois sortie de l’imprimante, chaque signal doit encore être muni de ses bandes jaunes (peinture Humbold) de même que la tête du signal.



Sur la photo rapprochée, on constate que le poteau est imprimé par superposition de multiples filaments et qu’il ne s’agit donc pas d’un cylindre parfait comme visualisé dans le logiciel de dessin. A l’œil nu, cette différente est à peine visible. Toutefois, l’observateur attentif aura remarqué que cela crée un inconvénient lors des travaux de peinture, celle dernière ayant tendance à s’étaler le long des minuscules interstices le long des filaments, y compris sous le ruban de masquage. Leçon retenue pour la prochaine fois : utiliser une peinture plus épaisse.  Dans le cas présent, ce défaut sera aisément corrigé avec un stylo indélébile noir.



Voilà, il ne reste plus qu’à imprimer (et peindre) le nombre voulu de signaux, pour un coût minime.  La forme est disponible au téléchargement sur le site Thingiverse : ÖBB Schneepflugsignal / Snowplow signals - HO (1:87) by Pitufo789 - Thingiverse

samedi 30 janvier 2021

Gabarit pour voies H0 en impression 3D

 

Il peut parfois être utile d’avoir un gabarait pour vérifier qu’aucun élément du décor n’entrave la libre circulation de nos trains, en particulier dans les courbes.  En Europe, le gabarit de libre passage est défini pour les normes NEM 102 et 103 pour les courbes.

Il existe évidemment des gabarits dans le commerce (p.ex. le modèle Sommerfeldt), mais pourquoi pas en fabriquer un à la maison et utilisant l’impression 3D ? La forme du gabarit est simple à réaliser (toutes les cotes sont dans la norme) et ne présente aucune difficulté d’impression. Pour mon gabarit maison, j’ai opté pour une épaisseur de 2mm (pour chaque pièce) et un trou d’env. 4-5mm pour faire passer une visse de fixation. Comme il y avait du fil noir dans mon imprimante, je l’ai imprimé en noir, mais évidemment, n’importe quelle couleur fait l’affaire !



Si vous voulez imprimer votre propre gabarit, vous trouverez la forme sur le site Thingiverse, objet no 4734549 (HO track clearance gauge by Pitufo789 - Thingiverse).

Une fois les deux formes imprimées, il faut les solidariser avec un boulon et un écrou (idéalement un écrou papillon pour une manipulation facile). Il faut également indiquer l’espacement en mm, soit en imprimant et collant une échelle (option retenue ici en raison de la couleur noire de mon gabarit) ou simplement en dessinant des traits espacés d’1mm avec un stylo.


Pour une voie rectiligne, le gabarit avant peut être utilisé seul. Pour les voies courbes, il faudra lire l’écartement requis entre les deux formes dans le tableau de la norme NEM 103 (
lien ici). Par exemple, si votre wagon le plus long possède une longueur de 28cm (« groupe C » selon la norme) et que votre courbe présente un rayon de 60cm, il faudra décaler les deux formes de 9mm. Une fois l’écartement établi, fixez les deux formes ensemble en serrant l’écrou. Il ne vous reste plus qu’à faire glisser le gabarait le long de vos voies pour vous assurez qu’aucun objet (p.ex. un quai ou un signal en bordure de voie) ne vienne interférer avec la circulation de vos convois !

samedi 23 janvier 2021

Nouvelle année! Nouvelle technologie! Impression 3D

 

Impression 3D d'une armoire électrique pour signaux lumineux ÖBB



Le Père Noël a été généreux cette année puisque parmi les cadeaux figurait une imprimante 3D. Un modèle Flashforge Aventurer 3 (
Adventurer 3 - FlashForge), utilisant la technique du filament fondu et permettant d’imprimer des objets jusqu’à 15cm de côté (volume max. de 15x15x15) avec une résolution de 400 microns (0.4mm). En d’autres mots, une imprimante de qualité pour un usage privé.

Pour une première réalisation pas trop compliquée, je me suis lancé dans la réalisation d’une armoire électrique pour signaux lumineux. Sur le site Tingiverse.com, j’ai trouvé un modèle de signal ÖBB (ÖBB Hauptsignal by Zorim1, gratuit), qui vient en plusieurs éléments.  J’ai donc téléchargé le fichier correspondant à l’armoire électr
ique. Si la forme générale correspond, elle manquait de détails à mon goût. J’ai donc rajouté deux portes en surépaisseur. Les fentes d’aération sont suggérées par deux reliefs négatifs pratiqués dans chaque porte. Toutes ces modifications ont été effectuées avec le logiciel online gratuit « Tinkercad » (www.Tinkercad.com ). Le résultat final est présenté ci-dessous. Il ne reste plus qu’à envoyer le fichier (au format .SLT) à l’imprimante et attendre (env. 20 à 30).


L'armoire dans sa version détaillée, dessinée dans le logiciel gratuit "Tinkercad".
Le quadrillage bleu ciel est en mm.

L'imprimante au travail...

A noter que la porte à une épaisseur de 0.2mm, soit à la limite de la résolution de la plupart des bonnes imprimantes domestiques !

La photo suivante monte le résultat au sortir de l’imprimante. 

L'impression est terminée. Les fils sont facilement éliminés avec une brosse ou une lime.

Une fois les éventuels imperfections (p.ex. reste de fils) éliminées avec une lime fine, une couche d’apprêt est appliquée et l’armoire ensuite peinte dans une couleur aluminium. 

A gauche, les armoires peintes couleur aluminium.
A droite celles après application d'un apprêt gris-claire en bombe.


Finalement, deux bandes de marquage de sécurité, issues d’un reste de décalque, sont posés à chaque angle avant. Ne reste plus qu’à coller les armoires en place aux pieds des signaux existant, après une légère patine à la terre à décor « ombre brulée ».  



Pas mal pour un premier essai !

jeudi 31 décembre 2020

BR 2062: fonctionnement de l'attelage

 Une vidéo montrant le fonctionnement de l'attelage automatique du modèle ROCO. Rappelons que ce dernier dispose - malgré sa petite taille - d'un attelage commandé numériquement à l'avant et à l'arrière.




samedi 19 décembre 2020

Nouveau sur le réseau: BR 2062



ROCO a récemment sorti un modèle du locotracteur série 2062 des ÖBB. L'original a été fabriqué dans les années 1960 pour assurer des services de manœuvre et dans les centres de  maintenance. Bien que retiré au tout début des années 2000, certains exemplaires restent encore en service auprès d'entreprises privées.



Le modèle de ROCO est un vrai bijou de technologie et possède tout les raffinements actuels: son de qualité, contrôle séparé des lumières avant et arrières, éclairage de la cabine, "stay alive" pour franchir sans encombre les aiguillages et surtout deux attelages automatiques! Un "must" pour une locomotive de manoeuvre. Le tout est logé dans un habitacle qui fait à peine 8cm de long.




Dans une prochaine contribution, je partagerai une vidéo montrant le fonctionnement de l'attelage automatique.


Vue rapprochée de l'attelage automatique